Petite Bibliographie
d'Anne-Sophie Zuber pour accompagner
Le Garçon aux cheveux verts

Se croisent ici les thèmes de la guerre, de la différence, de l'orphelin, de la lettre d'un père
Les livres sont donnés par ordre croissant d'âge (A= album, PL= première lecture, R= roman)

 * Homme de couleur
Jérôme Ruiller
Bilboquet. (A)
Un poème africain pour dire la différence avec humour, mis en image et en couleur dans un dessin aussi simple qu'expressif.

* Flon-Flon et Musette
Elzbieta
Pastel. (A)
Au pays des lapins, un mince ruisseau délimite le monde de Flon-Flon et celui de Musette. Une haie d'épines va les séparer. Les désastres de la guerre, la colère de Flon-Flon sont exprimés tant dans l'émotion qui se dégage de l'illustration que par un texte court, très juste, qui se place au niveau des enfants.

* Petit-Bond et l'étranger
Max Velthuijs
Pastel. 1993. (A)
L'arrivée d'un étranger dans le petit monde tranquille et sécurisant de Petit-Bond provoque excitation chez l'un, agressivité chez l'autre. Occasion de parler, sans moralisme, de l'enrichissement apporté par la différence.

* Les Malheurs d'Imogène
David Small
Gallimard (folio benjamin). 1987.
Comment une petite fille a la surprise de se réveiller très différente un matin et comment elle s'en accommode avec la plus grande fantaisie. Cocasse et farfelu.

* Pourquoi ?
Géraldine Elschner, Nikolaï Popov (ill.)
Nord-Sud. (A)
Pour une seule fleur (le champ en regorge), grenouille et souris entraînent tous leurs congénères dans l'escalade de la destruction. Un plaidoyer réussi pour la paix, qu'il s'agisse des disputes enfantines ou des guerres monstrueuses.

* Wahid
Thierry Lenain, ill. Olivier Balez
Albin Michel Jeunesse. (A)
Peut-être que Maurice a tiré sur Habib, et peut-être aussi le contraire. Mais aujourd'hui, Wahid a deux grands pères que la guerre avait jetés l'un contre l'autre et deux parents que l'amour a lovés dans les bras l'un de l'autre. "C'est ainsi. L'amour est plus fort que la guerre."

* Un jour, j'arrêterai la guerre
Thierry Lenain, Pierre Mornet (ill.)
Nathan (demi-lune). (PL)
Les infos l'ont dit, il va y avoir la guerre. Elle ne viendra pas jusqu'ici, assure la maman de Samir. Mais lui veut faire plus : obliger les présidents à ne pas la déclarer. Il a persuadé son copain Yaël de venir l'aider. Bien sûr les enfants n'ont pas ce pouvoir, mais ils seront les adultes de demain. Une lecture très facile qui fait réfléchir.

* L'Etoile jaune
Carmen Agra Deedy, ill. Henri Sorensen
Mijade. (A)
Pendant la guerre, les Allemands occupent le Danemark. Le roi Christian X pourra-t-il empêcher que l'étoile jaune imposée par les nazis distingue les Juifs des autres de ses sujets ? Une légende affirme que oui.

* Otto – Autobiographie d'un ours en peluche
Tomi Ungerer
L'Ecole des loisirs, 1999. (A)
Avec sa tache violette sur l'œil, cet ours qui trône dans la vitrine d'un antiquaire américain, ne peut être que le jouet de David, son ami d'enfance dont il a été séparé par le nazisme et la guerre, comprend un vieux touriste allemand. C'est l'ours qui raconte sa vie, la guerre, les retrouvailles.

* La Grande peur sous les étoiles
Jo Hoestlandt, Johanna Kang
Syros. (A)
La veille de ses neuf ans, Hélène a invité sa meilleure amie, Lydia, qui porte, comme la loi l'oblige, une étoile jaune à ses vêtements. Mais Lydia a voulu rejoindre ses parents, les fillettes se sont disputées. Elles ne se reverront jamais : Lydia et ses parents ne sont pas revenus de la rafle du 16 juillet 1942. Aussi pudique que bouleversant.

 

* Rose Blanche
Roberto Innocenti
Gallimard (Folio cadet). (A)
En cachette de tous, Rose Blanche, porte un peu de nourriture aux enfants si maigres entassés derrière les barbelés. Le texte laisse à l'image le soin de raconter la guerre, les camps, du côté d'une petite Allemande courageuse. A lire avec un adulte pour mieux comprendre.

* L'Étoile d'Erika
Ruth Vander Zee, ill. Roberto Innocenti
Milan Jeunesse (A)
Erika est aujourd'hui une vieille dame, elle pense qu'elle est née en 1944 mais ignore tout de ses parents. Sa seule certitude, c'est qu'elle doit la vie au geste fou et courageux de sa mère qui l'a jetée par la fenêtre du train qui roulait vers les camps de la mort.

* On n'aime guère que la paix
Jean-Marie Henry, Alain Serres, ill. Nathalie Novi
Rue du monde (Des poèmes dans les yeux). (A)
Photos de guerre, d'hier et d'aujourd'hui, poèmes qui disent la perte, la faim, la douleur, la mort ; et en vis-à-vis, des peintures colorées d'espoir, des poèmes d'amour, de partage et de paix. Un bel album dont les pages se déplient comme des ailes.

* Compte les étoiles
Loïs Lowry
L'Ecole des loisirs (Neuf). (R)
La guerre, au Danemark, c'est les soldats dans la rue, le rationnement et la vie quotidienne, l'école, les amis. Annemarie ne sait pas encore que sa famille aide les Juifs à fuir vers la Suède. Et elle, sera-t-elle courageuse, vraiment courageuse ?

* Lettres d'amour de 0 à 10
Susie Morgenstern
L'Ecole des loisirs (Neuf). (R)
L'arrivée de Victoire dans la classe d'Ernest bouleverse sa vie de petit garçon taciturne : sa mère est morte à sa naissance, son père a disparu. Ce père existe pourtant, on parle de lui à la télé.

* Le Jardin des enfants perdus
Yvan Mauffret
Milan. 1989. (R)
Mai 1944. Dans la ville désertée de ses habitants, deux enfants survivent, découverts un jour par Hans, le soldat allemand. Il y a aussi Prosper, faux clochard alcoolique et vrai résistant, Angus le parachutiste tombé de son avion en flammes, caché chez Mémé Conan. La guerre rend ennemis des gens ordinaires qui pourraient être amis.

* La Double vie de Figgis
Robert Westall
Hachette (bibliothèque verte). 1992. (R)
Figgis, le petit frère sensible, est-il réellement habité par ses rêves ? Est-il fou ou victime de télépathie ? Dans le corps de Latif le jeune soldat irakien qui reçoit le déluge de feu envoyé par les Américains sur Saddam Hussein, Figgis pourra-t-il regagner son monde ou doit-il " être là, assister à tout ça. Pour compenser ceux qui regardent la télé comme si c'était un feuilleton ? 
" Figgis est-il la conscience de sa famille, notre conscience ?

* Béquille
Peter Härtling
Rééd. Pocket Jeunesse (pocket junior). (R)
Thomas, 14 ans, fuit l'Allemagne vaincue et survit tant bien que mal dans la peur du lendemain lorsqu'il rencontre Béquille, un unijambiste qui va le prendre en charge. Ils s'apprivoisent l'un l'autre : malgré leur attachement réciproque, il leur faut se séparer quand la mère de Thomas est enfin retrouvée. Un roman très juste sur cette " Allemagne année zéro ", plein de pudeur et d'émotion.

Beaucoup de romans pour la jeunesse ont pour sujet la guerre, avec souvent comme personnages des enfants. Enfants qui vivent là souvent, en même temps qu'une robinsonnade, une aventure initiatique. Mais enfants qui payent aussi un lourd tribut à la violence, à la souffrance qui accompagnent les guerres. Pour une bibliographie plus complète, voir les bibliothèques. Les livres qui s'adressent aux plus grands sont plus réalistes et même durs mais nécessaires.

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